Portrait de Yves Munn

Environnements et outils collaboratifs

Labo : Collaborer avec les technologies - Étape 1

Labo VTÉ-CÉDIT : compte rendu de l'étape 1

Par Yves Munn. Le 13 Février 2013

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Laboratoire du 12 février 2013

Animateurs :

Daniel Labillois ; Nathalie Lefebvre ; Yves Munn ; Christophe Reverd.

Participants :

Andrée Beaudin Lecours ; Isabelle Cliche ; Stéphanie Coll ; Marc Couture ; Alexis Crête-Lafrenière ; Chantal Desrosiers ; Frank Fournier ; Bernard Gagnon ; Michel Gendron ; Pierre-Julien Guay ; Georgina Halladjan ; Nicole Kougioumoutzakis ; Lucie Maillé ; Sonia Marchand ; Nicole Ouellet ; Lorraine Ouellette ; Claire Page ; Marie-Hélène Poulin ; Sonia Ruel ; Yanic Viau.

Absents :

Jean Beaudoin ; Véronique Landry ; Carol LaVack.

Compte rendu

La première rencontre de ce laboratoire sur la collaboration à l’aide des technologies avait pour objectifs : 1) de définir la collaboration ; 2) de déterminer les conditions d’une collaboration réussie.

Lors de cette rencontre, des sondages sont venus ponctuer le rythme des échanges entre les participants. Le premier sondage concernait le thème général du laboratoire :

Utilisez-vous les technologies pour collaborer ?

  • a) À des fins pédagogiques (36 % ; n=8)
  • b) Entre collègues (40 % ; n=9)
  • c) Très peu (18 % ; n=4)
  • d) Pas du tout (4 % ; n=1)

Par la suite, des questions sur la collaboration ont été posées aux participants afin de mieux faire état des connaissances et des expériences antérieures.

1. Qu’est-ce qu’une collaboration réussie ?

Les réponses des participants sur le tableau blanc interactif ont permis de cerner quelques éléments d’une collaboration réussie :

Une bonne collaboration s’observe notamment par un gain en efficacité (temps, efforts). Les interventions entre les participants sont nombreuses et riches en contenu. La collaboration répond à un besoin commun qui est partagé par les membres de l’équipe, l’empathie est observée lors des interactions, les objectifs sont atteints et la tâche est réussie. Les participants ont l’occasion d’apprendre sur eux-mêmes et de réfléchir dans une perspective métacognitive. Le processus et le produit sont en harmonie, il y a partage d’information et de ressources entre les membres. Chacun contribue équitablement, et tous s’enrichissent mutuellement. Le fruit de la collaboration permet un suivi en laissant des traces structurées et facilement accessibles. Les technologies peuvent venir faciliter la collaboration entre les membres d’un groupe. La gestion de l’équipe devrait être considérée comme une tâche en soi. 1+1=3 !

2. Quels en sont les conditions ou les principes ?

La volonté claire de tous les membres du groupe est de collaborer et de partager les ressources vers l’atteinte d’objectifs communs qui sont clairement définis :

La planification et l’organisation du travail à effectuer sont des conditions essentielles au bon déroulement d’un travail collaboratif. Lors de l’utilisation de la technologie, la maîtrise de l’outil va venir favoriser cette collaboration entre les membres. Les outils doivent également être bien choisis, donc adéquats pour les objectifs à atteindre, conviviaux et simples d’utilisation. La reconnaissance des forces et la complémentarité des expertises doivent être mises au service de la réalisation de tâches significatives. Sur le plan des habiletés personnelles, l’ouverture d’esprit, la qualité de l’écoute (à l’oral et à l’écrit !), une bonne volonté et l’implication de tous sont nécessaires. Le retour sur l’investissement est important.

3. Comment collaborer dans une perspective centrée sur les apprentissages ?

La différence entre la collaboration et la coopération est mise en question. Les participants ont mentionné quelques éléments distinctifs entre ces deux notions :

La collaboration implique de travailler ensemble tandis que la coopération implique de s’entraider. La collaboration semble donc aller plus loin que la collaboration, et le niveau d’engagement ne semble pas être le même. Dans la coopération, chacun fait une partie de la tâche alors que dans la collaboration, tous contribuent et travaillent à la même tâche. Les cibles et les visées ne sont donc pas les mêmes. La collaboration peut nécessiter une implication sur une plus longue durée.

Quel est le rôle que devrait assumer l’enseignant lorsqu’il est question de favoriser la collaboration à l’aide des technologies ?

  • a) Animateur (13 % ; n=3)
  • b) Expert de contenu (0 % ; n=0)
  • c) Facilitateur (45 % ; n=10)
  • d) Toutes ces réponses (40 % ; n=9)
  • e) Aucunes de ces réponses (0 % ; n=0)

4. Quelles stratégies pédagogiques favorisent la collaboration ?

  • APP
  • Étude de cas
  • Apprentissage par projet et projet collectif
  • Portfolio d’équipe
  • Travail d’équipe
  • Forum de discussion
  • Résolution de problème
  • Tutorat
  • Débat
  • Web 2.0
  • Évaluation d’équipe
  • Pédagogie active
  • Pédagogie de la déduction
  • Wiki
  • Blogue
  • Application qui facilite la rédaction et la révision de document en équipe
  • Schématisation
  • Séminaire
  • Journal de bord
  • Jeu de rôle
  • Coconstruction des savoirs et des connaissances
  • Enquête

Présentation de Daniel Labillois :

Accédez aux pages 14 à 23 de la présentation.


Références :

Eviter la frustration dans les groupes de travail en FOAD (synthèse de Thot Cursus) :

http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/18493/eviter-frustration-dans-les-groupes-travail/

Document original : «Are Online Learners Frustrated With Colaborative Learning Experiences?». - Neus Capdeferro, Margarida Romero, The International Review of Research in Open and Distance Learning, avril 2012 (En anglais), téléchargeable au :

http://www.irrodl.org/index.php/irrodl/article/view/1127/2179

Document utilisé en référence dans la présentation :

Les pratiques collaboratives en milieu scolaire.


Discussion et partage des pratiques

Les participants ont par la suite été invités à partager des expériences de collaboration. Les échanges sont venus appuyer les éléments théoriques présentés précédemment.

Un premier participant a souligné les différences observées au plan de la collaboration entre les programmes. Par ailleurs, le cas du programme de Sciences de la nature a été mentionné comme étant un peu plus difficile et compétitif, notamment en lien avec les exigences de la cote R. Par conséquent, la collaboration entre étudiants est plus ardue. Comment évaluer la contribution de chaque membre de l’équipe ?

L’enjeu des contributions asymétriques est par la suite soulevé. Une notion clé est «le retour sur l’investissement»; il faut que les membres voient la plus-value de leur collaboration. Par exemple, dans le cadre d’un projet en écologie des données rassemblées par tous les étudiants de la classe, l’expérience ne pouvait pas se réaliser si l’on n’obtenait pas l’ensemble des données de toute la classe. L’utilisation de Google Apps pour collaborer sur un même chiffrier est mentionnée comme solution. La collaboration doit donc devenir un élément intrinsèque pour l’atteinte des objectifs.

D’autres projets intégrateurs en Sciences de la nature permettent de rendre public le résultat. La collaboration est évaluée par l’enseignant et par les pairs. Au Cégep de St-Félicien, un forum de discussion destiné aux étudiants permet de cerner des problèmes et des solutions.

D’autre part, au Cégep de Trois-Rivières, les classes actives en physique et en mathématiques permettent d’aider les étudiants à développer la collaboration en maintenant l’habitude de collaborer après le secondaire. L’apprentissage se fait différemment par les pairs. Se faire expliquer des concepts par un autre étudiant n’est pas la même chose que de se les faire expliquer par un enseignant. Les nouveaux paradigmes en éducation suggèrent d’écouter davantage les étudiants. Cet aspect va dans le sens de favoriser la collaboration entre étudiants.

Quelques partages d’expériences de la préparation des enseignants ont été relatés. Chantal Desrosiers, conseillère pédagogique TIC, rapporte une expérience d’enseignement qui demande la collaboration : résumé de chapitres par les enseignants en utilisant Google Drive. Un autre exemple mentionné est celui de la création d’une banque de mots dans un wiki, avec les élèves. La discussion se termine en abordant l’utilisation de Dropbox en co-enseignement et pour l'évaluation.

Présentation de Christophe Reverd sur le wiki du laboratoire :

Lien vers le wiki : http://cedit.labovte.ep.profweb.qc.ca/index.php/Accueil

Avant la prochaine rencontre sur le wiki du laboratoire, les participants ont été invités à se présenter à la page « Les participants ». On leur a ensuite demandé d'indiquer un élément qu'ils ont retenu de l'étape 1 et d'ajouter une référence ou un lien Internet vers une ressource en lien avec le laboratoire. En préparation de l'étape 2 du laboratoire, ils ont été invités à créer un compte Google+ et un compte Dropbox s'ils ne l'avaient pas déjà fait. 

Fin du laboratoire: 13 h 30

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